Roméo et Juliette (2006) *
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Je résumerais cette dégoûtante version de Roméo et Juliette en disant que c’est une heure et quarante cinq minutes de malaise.
Faire une reprise de Roméo et Juliette n’est pas une mauvaise idée à la base. Je ne croyais simplement pas qu’il était possible d’en faire une version aussi mauvaise. Yves Desgagnés a relevé le défi et nous a pondu cette version effrayante qui a du faire vomir les restes de Shakespeare partout dans son cercueil.
Le film commence tout de même bien, avec le gars qui crie « La guerre des motards a encore fait exploser un enfant! Sacrament! » J’ai eu besoin de mettre le film sur pause avant de continuer. C’était assez difficile d’arrêter de rire… Comprenez que c’était une scène très très dramatique.
Roméo et Juliette se rencontrent ensuite dans un party rave, et ce malgré le fait qu’ils ont chacun 15 ans. Déjà là, on sait quelle sorte de parents ils peuvent avoir. On sait que ça va nécessairement mal finir cette histoire là. Nos deux tourtereaux se rencontrent au party rave, mais vont finir par se parler seulement 45 minutes plus tard, et je parle ici de temps réel de téléspectateur ici. C’est affreusement long. On s’est sûrement dit que ce serait romantique s’ils se baladaient en auto avant même de s’adresser la parole pour la première fois… Eh bien non… C’est encore raté.
À travers le film, on semble prendre plaisir à nous montrer inutilement des scènes de nu pour nous rendre mal à l’aise. Je fais ici principalement référence à la gang qui fait de la peinture et qui ne peut pas peindre des plats de fruits comme tout le monde. Ça leur prend nécessairement une fille (pas si belle que ça) toute nue sur un trône, évidemment. Merci… Mes yeux sont souillés maintenant.
De plus, on peut pas regarder Juliette prendre sa douche! Elle a 15 ans! AHHHH! Est-ce que je vais aller en prison si je regarde? Ce sont toutes des choses que vous allez penser en regardant le film. Surtout la scène dans la tente avec Juliette et Roméo… MALAISE!!! MALAISE!!! MALAISE!!!
Parlons maintenant des personnages. On a cru bon d’inclure Jeanne Moreau dans le film, dans le rôle de la grand-mère de Juliette. Mon dieu, quel personnage ennuyant… Ouf… Ah oui, et je me pose aussi de sérieuses questions sur ce qu’il a pu arriver à sa voix. Je suppose qu’elle a avalé un porc-épic ou une caisse de laine d’acier. Ce n’est pas très rassurant d’entendre des sons aussi graves venant d’une dame.
En y repensant, le personnage auquel je m’identifiais le plus était le père de Roméo, qui était en fait le chef des motards. Et considérant mon lourd passé criminel et mes très nombreuses démêlées avec la justice (ironie), cela nous indique à quel point les autres personnages étaient attachants.
La fin du film est supposément dramatique (selon la version de Shakespeare) avec la mort de Juliette, qui est suivie par celle de Roméo (ou l’inverse). Je savais très bien que ce n’était pas censé être drôle, mais c’était en fait hilarant. Je n’ai jamais ri du suicide d’adolescents, mais je l’ai fait pendant cette dernière version de Roméo et Juliette.
Verdict : Très poche, long, mais involontairement drôle.
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Commentaires
[...] lorsqu’il pleut, dans une tente toute trempée. Je tiens à vous rappeler que le controversé Yves Desgagnés a travaillé sur ce film, et que c’est de loin supérieur à Roméo et Juliette. var [...]
Pour avoir réalisé cette version de Roméo et Juliette, je propose comme châtiment une ancienne coutume datant de la Nouvelle-France où le criminel est prisonnier d’une structure en bois, avec un espace pour la tête et les mains. La populace peut ainsi facilement jeter des oeufs et des vieilles tomates molles à la personne en question.

Sans oublier que le personnage est introduit sur Welcome to my life, qui a comme effet de bien installer le malaise qui sera maintenu pour le reste du film.
Yves Desgagnés n’a pas encore reçu le châtiment que mérite son offense, je pense qu’on devrait se faire justice nous-mêmes…